Grande Fin

On cache la plupart du temps ce qui nous lie: l’océan de tristesse. On passe par dessus tous les jours, c’est normal, d’autres violences pressent davantage.

Depuis quelques années, la mort comme la littérature habitent un bunker, d’un côté comme de l’autre de Saint-Denis. Parfois ça sort, nous traversons la rue, il y a des miracles. Des liens sidérants se créent à la fermeture des bars dans une toilette, à l’écart, prêts à tomber en amour. Il faut le dire, le crier, le revendiquer : nous avons pour mentir des moments fulgurants de joie, de passion.

Daria Colonna